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Interprète, traducteur·trice, interprète de conférence ou médiateurctrice interculturel·le : quelles différences ?

Interprète, traducteur·trice, interprète de conférence ou médiateurctrice interculturel·le : quelles différences ?

Lorsqu'une personne ne maîtrise pas la langue utilisée lors d'un rendez-vous, d'un événement ou d'une réunion, plusieurs solutions existent pour faciliter la communication. Les métiers de l'interprétariat, de la traduction et de la médiation interculturelle sont souvent confondus et nommés de la même manière. Quelles sont réellement les différences entre ces métiers de "traduction"? Avoir ces différences en tête permet de faire appel au bon professionnel et de garantir des échanges de qualité.

L'interprète communautaire : un pont entre les personnes
L'interprète communautaire intervient lors d'échanges entre des professionnel·le·s (médecin, assistant·e socia·el, enseignan·et, etc.) et des personnes allophones dans des domaines tels que la santé, le social, l'école, l'asile, les autorités ou la justice. Son rôle consiste à transmettre fidèlement les propos des différentes parties tout en tenant compte des contextes linguistiques, sociaux et culturels. L'interprétariat communautaire se déroule généralement sous forme de trialogue, réunissant un professionnel, une ou plusieurs personnes allophones et un·e interprète.

L'interprète communautaire travaille le plus souvent en interprétation consécutive : chaque interlocuteur parle, puis l'interprète restitue le message dans l'autre langue. Cette méthode favorise une compréhension précise des échanges et laisse de la place aux questions, aux reformulations et aux explications lorsque cela est nécessaire. Il faut compter une durée un peu plus longue pour l'échange consécutif, on parle d'une durée multipliée par 1.5x. Les interprètes sont soumis à un code déontologique rédigé par INTERPRET, la faîtière de l'inteprétariat en Suisse.

L'interprète de conférence : le spécialiste de la traduction en direct
L'interprète de conférence est celui ou celle que l'on rencontre lors de congrès, conférences, assemblées ou événements officiels. Contrairement à l'interprète communautaire, il ou elle travaille principalement en interprétation simultanée : le message est traduit quasiment en temps réel. Cette pratique nécessite une formation spécifique, une excellente maîtrise des langues ainsi qu'un équipement adapté, comme des cabines et des casques. Même si les deux professions ont pour objectif de permettre la communication, leurs contextes d'intervention, leurs techniques de travail et les compétences requises sont différents.

Le ou la traducteur·trice : spécialiste des textes écrits
Le ou la traducteur·trice travaille  sur des documents écrits. Il peut s'agir de rapports, de contrats, de courriers, de brochures, de certificats ou de documents administratifs. Contrairement aux interprètes qui interviennent dans l'immédiateté d'un échange, le traducteur dispose du temps nécessaire pour effectuer des recherches terminologiques, comparer des formulations et relire son travail. Son objectif est de produire un texte fidèle, fluide et adapté à son public cible.

Le ou la médiateur·trice interculturel·le : accompagner au-delà de la langue
La médiation interculturelle va encore plus loin que l'interprétariat. Selon INTERPRET, elle consiste à accompagner, informer, conseiller ou orienter des personnes dans des situations où les différences culturelles, sociales ou institutionnelles peuvent constituer un obstacle à la compréhension mutuelle.
Par exemple, une personne récemment arrivée en Suisse peut avoir besoin d'aide pour comprendre le fonctionnement des assurances, de l'école ou du système de santé. Là où l'interprète facilite un entretien ponctuel, le ou la médiateur·trice interculturel·le intervient souvent sur une durée plus longue et dans le cadre d'un accompagnement qui poursuit un objectif spécifique. Cette fonction nécessite des compétences complémentaires en conseil, en accompagnement et en transmission d'informations.

Des métiers différents mais complémentaires
Ces professions poursuivent un objectif commun : favoriser la compréhension entre des personnes qui ne partagent pas nécessairement la même langue ou les mêmes références culturelles. Et donc en résumé :

  • L'interprète communautaire facilite les échanges oraux lors d'un entretien.

  • L'interprète de conférence traduit un discours en direct lors d'événements ou de conférences.

  • Le ou la traducteur·trice travaille sur des documents écrits.

  • Le ou la médiateur·trice interculturel·le accompagne et informe au-delà de la simple traduction.

Dans certaines situations, plusieurs de ces prestations peuvent même être nécessaires car complémentaires. N'hésitez pas à nous contacter pour vos questions et besoins en inteprétariat et retrouvez l'ensemble de nos prestations sur notre site !